Après plus d’un an après
les avoir découvertes sur scène, nous retrouvons les filles de Thundermother à
l’occasion de leur concert en tête d’affiche à Montbéliard le 18 Novembre 2016 (le live report est ici!).
Nous étions tellement curieux sur l’avancée du groupe que nous nous sommes
lancé dans une interview. C’est un peu avant le soundcheck que l’équipe de Rock
And Live s’est retrouvé autour d’une table en compagnie de Clare Cunningham
(chant), Filippa Nässi (guitare) et Tilda Stenqvist (batterie) pour discuter
musique.
» Depuis le début du
mois, vous enchaînez les concerts. Pas trop fatiguées ?
Clare Cunningham (chant)
:
Regarde ma face… On est vraiment fatiguées !
Tilda Stenqvist
(batterie) :
Oui, on est vraiment fatiguées ! Mais dès que l’on monte sur
scène, le public donne toute cette énergie et c’est comme si toute la fatigue
partait et on peut rejouer sans problème soir après soir. Donc ne vous
inquiétez pas !
» Racontez-nous à quoi
ressemble cette première tournée en tête d’affiche.
Clare Cunningham : C’est
vraiment génial ! Il y a trois shows sold-out. Les retours sont très bons et il y a une bonne
ambiance. Le public est très répondant. Nous sommes vraiment contentes.
» Est-ce que tu penses
qu’il y a eu un retour sur investissement suite à la tournée européenne avec
DAD au printemps 2016 ?
Clare Cunningham : Oui
absolument ! Avec cette tournée, il est certain que nous avons touché de
nouveaux fans.
» Revenons sur votre
histoire… D’où vient votre nom « Thundermother » ?
Filippa Nässi (guitare) :
C’est venu tout seul après une bière et demi. Ça sonnait bien et c’est
Rock’N’Roll. C’est la sonorité dont nous avions besoin.
» Y a-t-il déjà des
mamans dans le groupe ?
Filippa Nässi : Non, pas
une seule. Et le plus tard sera le mieux (rire).
» Est-ce que dès le
début, vous aviez en tête de monter un groupe 100% fille ?
Filippa Nässi : Non, il y
a eu des badboys au début. Mais ils étaient tout le temps en retard pour les
répètes et les concerts. Ils n’étaient vraiment pas fiables. Donc on leur a dit
« bye-bye ». Donc on leur a dit « bye-bye ». Tout le monde a dit que c’était
cool un groupe 100% féminin !
» Une chanteuse
écossaise, une guitariste italienne… Vous venez des quatre coins du monde.
Comment vous êtes vous rencontrer ?
Clare Cunningham : Pour
ma part, j’ai été recruté sur Internet grâce à ma chaîne Youtube. J’ai trouvé
ça bizarre qu’un groupe Suédois me contacte alors j’ai décliné l’offre. Filippa
insistait vraiment et je déclinais encore et encore. Et puis un jour, elle m’a
dit que le groupe ouvrait pour Motörhead et là, je me suis dit « Wow wow wow !
Attend, je vais regarder mon agenda ! » . Ça a fait « tilt » dans ma tête.
Filippa Nässi : Quoi ?!
Merde, je croyais que j’avais enfin réussi à te convaincre (rire) !
» Avant de jouer avec
Thundermother, as-tu joué avec d’autres groupes ?
Clare Cunningham : Oui,
j’ai toujours fait ça. Avant je jouais dans des groupes de reprise de Classic
Rock. Je suis la seule à vivre à plein de temps de la musique. Les autres ont
des jobs à côté.
» En tant que groupe «
international », comment se passe les répètes ?
Filippa Nässi : Nous ne
faisons pas de répétition.
» N’est-ce pas trop dur
pour un groupe de fille d’évoluer dans un univers très masculin ?
Clare Cunningham : Bien
sûr, c’est difficile. Mais il y a des avantages et des inconvénients et je pense
qu’actuellement, nous en avons tiré que des avantages.
» Vous venez de sortir un
nouveau single « Hellevator », est-ce que cela annonce bientôt un nouvel album,
début 2017 peut-être ?
Ensemble : (rire) Oui !
Filippa Nässi : Mais ce
sera plutôt pour le printemps. Pour ce nouvel album, on veut s’appliquer et
prendre notre temps pour qu’il soit parfait.
» Que retenez-vous des
expériences d’enregistrement passés qui seraient à améliorer pour ce nouvel
album ?
Filippa Nässi : Nous ne
voulons plus enregistrer dans quatre coins différents !
» Aujourd’hui, vous vous
êtes fait un nom dans le monde du hardrock, comment vous voyez vous dans 10 ans
?
Filippa Nässi : Mais il y
a des avantages et des inconvénients et je pense qu’actuellement, nous en avons
tiré que des avantages. Mais dans 5 ans… 2 albums et 9 tournées dont une en
Amérique. Nous envisageons d’ailleurs, suite au nouvel album, une tournée aux
Etats-Unis en support band d’un gros groupe pour essayer de percer là-bas.
SITE OFFICIEL THUNDERMOTHER

Interview réalisé et traduit par Yvan Anhell.