♬ Sticky Boys : entre musique et vidéo

        Lors de leur passage à
Besançon, le 06 Septembre dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer les Sticky
Boys
pour discuter un peu musique mais aussi tournage. Effectivement, leur
actualité est sur les écrans ! 

» Pouvez-vous nous raconter l’histoire du groupe ?
Avez-vous été quatre à un moment donné ?
Sticky Boys, en choeur : AH NOOON !!! Erreur
fatale !
Alex (chant) : Il y a un piège. En fait, ce qui t’insiste à
croire que l’on était quatre… Ah mais non ! On va enchainer sur la partie
vidéo. On peut faire une parenthèse ou pas ? 
» Allez-y ! Allez-y !
Alex : Tu es sûre ? On prend le tunnel vidéo et puis on
ressort ? Parce que lui (NDLR : JB) il a fait beaucoup de séjour
dans les catacombes, il est bon « cataphile » donc il va nous
retrouver le chemin vers la musique. On fait ça ? Donc on part du point
musique,  on file vers le coin vidéo et
ensuite on remonte vers le coin musique.
» C’est parti !
Alex : Si tu crois qu’un jour on a été quatre, c’est
parce qu’on a fait une pub pour la SNCF où on est quatre à jouer.
Pourquoi ? Parce que pour le clip, ils avaient besoin à l’image d’un
quatrième sur scène. Donc on a appelé un copain, parce qu’on s’est dit autant
prendre un pote au lieu d’avoir un figurant à la con. Et du coup, il était en
playback et moi j’ai doublé la barre en studio.
Tom (batterie) : Et le truc qui est drôle c’est qu’il ne sait pas
jouer de la guitare.
» Okay, donc on recommence : quelle est votre
histoire à tous les trois ?
Tom : Au début on n’était pas quatre mais plutôt
deux ! Il y avait Alex à la guitare et moi Tom à la batterie. Et comme on
ne savait pas trop chanter, on chantait tous les deux en même temps et ça
marchait pas mal. On a fait plein de groupe ensemble, genre cinq à dix groupes.
Alex : Moi je dirais huit.
Tom : Huit groupes, pendant 8 ans. Mais à chaque fois
ça ne marchait pas alors ça nous énervait et on cherchait d’autres
musiciens : des chanteurs, des bassistes, des deuxièmes guitaristes… Mais
c’était toujours pareil. Alors on s’est dit qu’on allait arrêter toutes ces
conneries et qu’on allait faire un groupe de punk que tous les deux, que ce
n’était pas grave, qu’on allait juste faire un tout petit truc qui n’allait
peut être pas marcher mais au moins on s’amusera tout les deux. Et finalement,
bizarrement,  il y a des gens qui ont
trouvé ça drôle et qui ont voulu nous écouter en concert. Ils nous ont invités à
droite à gauche donc on a commencé à jouer pas mal et puis au bout d’un moment,
il y a des gens qui nous ont invités en Allemagne ! Alors on s’est
dit : « Quand même, jouer en Allemagne ! On ne peut pas jouer en
Allemagne sans basse. C’est impossible ! Il faut qu’on se trouve un
bassiste ! ». Et donc on a reposté des annonces en se disant qu’on
allait trouver n’importe quel connard et que le premier venu on le prenait… On
a posté les annonces et le premier connard venu était JB !
JB (basse) : Voilà ! C’était moi !
Alex : Et à ce moment, on s’est dit : « En
fait, c’est peut-être bien le bon ! ». Donc on est partit en
Allemagne  et c’est vite devenu le
frangin !
JB : J’ai adoré le voyage en Allemagne ! J’avais
de supers guides. C’était super ! Du coup, je suis resté avec les copains.
» Il me semble que vous avez été
repérés aux Etats-Unis, pouvez-vous nous en dire plus ?
Alex : On a été voir The Donnas en concert à Paris et
comme on aime bien boire des coups, tu sais… On a bu et puis elles sont venues
boires des coups avec nous… Donc on s’est mis une petite rasse avec les Donnas
et puis Tom le lendemain ne se rappelait pas de grand-chose…
Tom : J’ai allumé mon téléphone et il y avait un numéro
américain dedans. Je n’ai pas trop compris ce que c’était parce que moi je
savais que j’étais allé voir un concert mais je n’en savais pas beaucoup plus…  J’ai donc envoyé un SMS au numéro en demandant
 « Qui c’est ? ». Et le
numéro m’a dit « C’est Maya Ford, la bassiste des Donnas. Ca va Tom ?
». Donc maintenant c’est  des copines et
Maya a fait une partie de basse sur notre première démo. Elles écoutent nos
chansons et nous disent si c’est bien. C’était nos consultantes en fait.
» Et à propos des Nashville Pussy ?
Alex : Là c’est moins direct, c’est du virtuel. On était
sur Myspace à l’époque où ça marchait pas mal et il y a eu les Nashville qui ont
aimé notre musique. Bonne surprise ! On a reçu un message disant :
« Ah les gars, j’écoute votre musique ! C’est vraiment
génial ! ». Et voilà, ça s’est passé comme ça.
» En 2012, vous avez sorti votre
premier album « This Is Rock N’ Roll » et juste après vous avez
fait une tournée. Mais pourquoi ne pas l’avoir faite plus importante ?
Alex : Ben parce que c’était notre premier album.
Tom : On a fait une tournée qui a durée 1 an et demie
avec une trentaine de date.
» Mais vous avez joué pas mal de dates
avant la sortie de l’album.
Alex : Oui, en fait c’est ça. Pour être très franc, on
a enregistré l’album au printemps 2010 et comme on ne voulait pas le sortir
tout seul on s’est dit qu’on allait faire des dates jusqu’à trouver les gens intéressants
et c’est ce qu’on a fait. On a fini par se faire repérer par Listenable, du
coup on s’est entendu avec eux et le temps de s’entendre, l’album n’est sorti
qu’en 2012. Sauf que nous, ça faisait déjà un an et demi qu’on tournait avec
nos chansons puis malheureusement ou heureusement mais l’album est sorti. Et
qu’est-ce qu’on doit faire dans ce genre de moment ? Et bien tourner
toujours sur les mêmes chansons. Donc on s’est dit : « On y
retourne ! ». Et là, on arrive un petit peu au taquet, c’est-à-dire
qu’enfin on peut penser au deuxième album. Il y a plein d’idées qui sortent !
Et on est très très pressé…
Tom : En fait c’est ça sur le premier album on n’a pas
fait genre une tournée sur trois semaines à faire des trucs partout… C’est
plutôt depuis qu’on a commencé. Ça fait quatre ans qu’on tourne non-stop avec
deux dates par mois. Ça commence à faire pas mal. On a dû passer la
centaine !
» Mais en regardant vos tournées, on
remarque que vous jouez essentiellement sur Paris et sur Nantes,
pourquoi ?
Tom : Dans le nord on commence à multiplier les dates…
Alex : On ne fait plus trop ça maintenant… On commence aussi
à avoir des contacts dans le sud. En fait ce qui est tout con c’est qu’on gère
nos dates tout seul. Et du coup forcement, tu vas jouer où tu peux dans un
premier temps. Ça se passe bien : on te réinvite et c’est petit à petit
que tu te fais un réseau et que tu rencontres les gens. Ça tient vraiment à ça
en fait, ce n’est pas une histoire de choix, non ! Si on nous dit :
« Les gars vous partez deux semaines en Allemagne ». Il n’y a aucun
problème ! Mais oui, au début Paris c’était logique parce qu’on était sur
place, on écumait un peu toutes les caves, toutes les salles qu’on trouvait et
puis de fil en aiguille on finit par avoir des contacts qui nous disent
« ah bah les gars, on vous invite ici, vous venez », ben
ouai bien sûr on vient !  Et puis voilà tu rencontres des gens
qui te font encore avancer et qui te permette d’aller jouer à droite à gauche.
Tom : C’est vrai que l’idée sur le deuxième album,
c’est faire une tournée dans la suite qui soit directement plus large dès le
départ. On va moins galérer puisqu’on a déjà pas mal de salles.
Alex : Et puis on va essayer de faire les choses un peu
dans l’ordre.
» Donc, vous confirmez : l’écriture du deuxième
album est en route !
Alex : Oui !
Alex : Attend ! On remet les casques et on y retourne.
On arrive dans la salle vidéo. Elle est super la salle vidéo catacombe,
hein ?
Tom : Elle est très très jolie !
Alex : Elle sent un peu l’humidité…
Tom : Un petit peu mais c’est normal !
Alex : Quand il y a les crues de la scène, on à un petit
peu les pieds qui font flop flop.
Tom : Oui mais il fait toujours 14°C
Alex : Ah c’est sympas !
» Vous avez tourné une pub pour la SNCF et aussi
pour Converse. C’est une façon plutôt originale de promouvoir le groupe mais d’où
vient cette idée ?
Alex : C’est qu’on nous contacte. 
Tom : La vérité pour nous c’est que ce n’est pas une
façon de promouvoir le groupe, ça nous est tombé dessus, on a rien demandé à
personne. La SNCF, c’était à l’époque de Myspace. Tu regardes ton Myspace, tu as
un message, tu ouvres le message et tu lis « bonjours c’est la SNCF on
voudrait faire une pub avec vous ». Tu te dis « merde c’est une
blague ou quoi ? Ils se foutent de notre gueule !».  Et donc tu appelles
et non ce n’est pas une blague, ils ne se foutent pas de ta gueule. Ils veulent
vraiment faire une pub avec un groupe de hard rock.
Alex : On a fait ça par hasard. Ce n’était pas du tout dans
le but promo. Ça nous est tombé dessus donc on a dit ok. Et puis Converse, même
chose. C’était des contacts qu’on c’était fait à droite à gauche  et qui avaient vu la pub SNCF qui du coup
nous ont proposé. Les projets étaient drôles donc on a dit oui.
Tom : Dès que c’est drôle nous on le fait !

» A la rentré il y a le film Océane qui va sortir (11 Septembre 2013) où vous jouez votre propre rôle. Est-ce que ce
film est une initiative de votre part ?
Tom : Pas du tout ! Nous on joue juste notre
propre rôle dans le film, on joue le rôle du groupe de hard rock. On a un rôle
finalement assez secondaire. Ça s’est passé avec Nathalie SAUVEGRAIN et son mec
Philippe APPIETTO. On les a connu parce qu’elle était photographe pour Rock N’ Folk et elle avait fait
une expo qu’on est allé voir. On a sympathisé et elle nous a pris en photo. Et
au moment où ils se sont mis tous les deux, ils ont eu envie de faire leur
film, leur propre long métrage.  Alors
ils ont appelé tous les gens avec qui ils avaient déjà bossé,  avec qui ça s’était bien passé et avec qui ils
avaient eu un super contact. Et donc nous, on faisait partie de cela !
Alex : Donc ils nous ont appelé et nous ont expliqué le
projet du film. On a trouvé ça chouette donc on l’a fait. Et puis c’était une
ambiance super conviviale. Pour la bouffe ils ont pris des punks, c’était
ambiance musico. C’était super sympa ! C’était un tournage en
famille !
Tom : Pour l’instant, il y a des supers bonnes réponses
de la presse. Je crois qu’il va y avoir des articles dans Rock N’ Folk, Les Inrocks, Télérama, Le Figaro, Paris Match

» Pouvez-vous nous dévoiler le
synopsis du film ?
Alex : Ben oui, bien sûr ! En fait c’est Océane (Lou
Lesage. NDLR : LOL, My Little Princess)
qui se
retrouve abandonnée sur une aire d’autoroute et puis la il y a un mec complètement
chelou et déjanté qui l’a prend en stop et qui lui dit : « écoute, je
t’embarque avec moi sur la tournée des plages de l’été. » Donc elle se
retrouve avec cet espèce d’illuminé complètement cinglé qui s’appelle Oliboy (Olivier
Clastre qui joue dans Oliboy Skiboy & Dove, un groupe de Montpellier)
. Et
voilà, il lui fait vivre deux trois trucs et évidement il se passe pas mal
d’aventures qui peuvent se passer l’été, tu sais dans des lieux un petit peu reclus,
avec du surf, du rock n roll et peut être un peu d’alcool aussi.



» Vous semblez autant aimer la
scène  que les plateaux de
tournage…
Tom : On préfère quand même la scène…
Alex : Oui, les tournages c’est vraiment parce qu’on
nous propose…
» Pourtant vous avez quand même pas
mal de tournages à votre actif par rapport à d’autres groupes de hard rock…
Alex : Oui, c’est vrai. Mais nous on ne fait pas ces
démarches dans ce sens là, pour nous la démarche essentielle c’est la scène. C’est
là que notre musique vie, c’est là qu’on est le mieux. Après on nous propose ce
genre de plan, quand le projet est cool : ok ! On a plein de projets
de ce type qu’on a refusé pour le moment. 
Tom : Mais c’est vraiment un hasard que ça nous tombe
dessus à chaque fois. Nous on a rien demandé, on est un groupe de scène !